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Dans la vraie vie

Archive for the ‘Au quotidien: routine et rituels’ Category


Posted on mars 27, 2009 - by Nana

Les études

Les études

Quand mes enfants étaient tout petits, il y a un moment donné où je me suis mise à m’intéresser à toutes les études qui passaient. Quel étourdissement de l’enfer. Il passe des études absolument sur tous les sujets possibles et imaginables. Je pensais exploser. Ça commence évidemment avec l’accouchement, puis l’allaitement vs le lait maternisé. On enchaîne avec l’alimentation: céréales ou légumes en premier? Et les fameux vaccins: un risque de causer l’autisme? etc.

Un moment donné, on n’en dort plus, et c’est pas à cause des pleurs de bébé. À ce moment-là, j’ai décidé de remettre toutes ces questions au pédiâtre de mes enfants, en qui j’ai confiance. La pédiâtre juge qu’il est temps pour le vaccin? j’ai fait donner le vaccin. C’est sa spécialité, son expertise, et moi je n’ai pas les compétences pour tout remettre en question parce qu’une étude vient de sortir et qui dit que peut-être que. C’est de la gestion d’angoisse, quoi. En mère angoissée, je ne rends pas service à personne.

Et puis je me suis mise à écouter mes intuitions de mère.

J’observe, j’écoute. Qu’est-ce que le bon sens me dirait? Que font mes copines qui partagent mes valeurs? L’éducatrice de mes enfants avait 30 ans d’expérience. Quelle était son opinion?

J’essaie aussi de me rappeler quand j’étais enfant, qu’est-ce qui avait un impact sur moi? Mes enfants me ressemblent, après tout.

Suis-je vraiment capable de comprendre les tenants et aboutissants des études qui passent?

Au bout du compte, je pense que la vraie question est: quelle est la bonne décision pour moi, pour notre famille, dans notre situation, ici, maintenant. Chacun fait ses propres choix.

Je continue évidemment de lire des études ou des essais. D’acheter des livres. De me poser un million de questions.

Le jour où j’arrêterais, ça serait comme une démission, après tout. Parce que nos enfants seront toujours nos enfants, même à trente ans, et qu’ils sont toujours face à de nouvelles questions, de nouveaux choix.

Une chose par contre, des fois ça vaut vachement la peine de se blinder contre le jugement des autres. Je ne vis pas en fonction du regard de l’autre madame dans le parc. J’essaie, en-tout-cas…

Préoccupations du moment

Preuve que je m’en fais encore:

  • Les champs électromagnétiques: le tour de la question
  • Un essai très fouillé sur l’allaitement: the case against breast-feeding via La mère blogue
  • Sur le décrochage: “Vive la crise!” par Christian Rioux, le devoir
  • et un article très intéressant sur l’organisation d’un bureau à la maison : An Orderly Office? That’s Personal
photo: Shoothead

Posted on mars 16, 2009 - by Nana

Mères jardinières

Mères jardinières

Comment font les autres? C’est une question que je me pose quotidiennement. C’est aussi ce qui m’a amenée à consommer avidement  une quantité toujours grandissante de blogs de parents.

Petites difficultés

Quand mes enfants étaient tout petits, souvent j’en arrachais, et je discutais de mes difficultés avec d’autres mères pour réaliser que c’était à peu près pareil chez elles. L’allaitement était aussi douleureux au début. Les coliques, je ne suis certainement pas la seule à avoir connu ça. Le manque de sommeil? Fouillis, anyone? trouver une garderie, peut-être? Le cerveau est ainsi fait qu’on oublie ces choses-là. On ne garde que les bons souvenirs, en contemplant nos mignonnes photos de bébés qui dorment. Une fois, une, on a pris une photo de notre garçon qui braillait à se déchirer le poumon, pour s’en souvenir… C’est une réalité qui se produisait quand même régulièrement. Une photo sur 3500? 4000?

Moyennes difficultés

Par contre, quand les enfants grandissent, je remarque que le vécu est de plus en plus différent d’une famille à l’autre. Il y a les enfants sages, et les autres. Il y a des parents impliqués, beaucoup, à la folie, pas du tout. Il y a des gènes, il y a des couples qui se séparent. Nos chemins, partis à peu près du même point avec bébé, divergent.

Grandes difficultés

“Petits enfants, petits problèmes”, me rappelle souvent ma grande amie. Ça m’empêche de m’asseoir sur mes lauriers les jours où ça va bien. Je vis dans le doute! Oui, mais?

Mère indignes

Cela dit, il y a des mères indignes. J’en suis une, hé! ho! J’ai déjà servi des chips pour souper. J’exagère à peine.

Pour moi une mère indigne, c’est une mère qui, un jour, a rencontré un moment où elle s’est dit :

“Ce que la société semble attendre de moi comme mère, je décide de ne pas m’en occuper, de ne pas l’écouter.  J’aurai mes propres critères. L’image que je devrais dégager pour rendre les autres satisfaits et rassurés, ce n’est pas une priorité pour moi. Et même, cette pression est tellement écrasante que je ressens un plaisir libérateur à me jouer d’elle en faisant parfois l’inverse de ce qu’on attend, et en le prenant avec humour.”

Il y a (quelques) mères qui réagissent contre la websérie de mère indigne (via les (z)imparfaites). Il y a les autres qui me regardent avec un air bizarre une fois de temps en temps. Ne les cherchez pas trop, ce n’est peut-être pas le genre à avoir un blog pour dire comment leur vie est belle et sans souci!

Qui sont-elles, ces mères imperturbables que la maternité ne remet pas en question?petitprince

Quand je me repasse le film de toutes les fois où je me suis fait regarder comme une mère indigne (comme si c’était un défaut!), c’était par une personne qui ne faisait qu’incarner une image, l’image de la pression sociale. La politesse, ou les bonnes manières nous dictent de faire ceci ou cela (rester calme et sereine en toutes circonstances, par exemple), donc:  si j’ai été bien élevée, je dois m’insurger ou réagir quand je vois une autre mère faire quelque chose de pas correct! Sans réfléchir, quoi! Programmée comme un robot.

Mères jardinières

J’en connais des mères top qualité. Vous en connaissez aussi. Se posent-elles des questions? Sont-elles parfois découragées? Baissent-elles parfois les bras? Certainement.

Les mères que j’admire ou que j’idéalise s’occupent de leur enfant comme d’une belle fleur qu’on fait pousser. De l’eau, du soleil, une taille de temps en temps pour enlever les branches mortes et les mauvaises herbes. Des paravents, parfois, s’il le faut.

C’est le temps que tu as perdu pour ta rose…

“Le petit prince” en extrait audio ici, narré par Gérard Philippe. Je l’écoutais étant jeune, je le connais presque par coeur. Pourtant, je le redécouvre aujourd’hui et je trouve cet extrait très touchant:

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche:

- Ah! dit le renard… Je pleurerai.

- C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors tu n’y gagnes rien !

- J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.

Le petit prince s’en fut revoir les roses:

- Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

Et il revint vers le renard:

- Adieu, dit-il…

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

- L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

- C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

- C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

- Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

Tout le récit (texte) du Petit Prince ici.

extraits pdf de la version originale (amazon)

Photo de labyrinthe: woodleywonderworks

Photo de petit prince: Eason


Posted on juillet 18, 2008 - by Nana

Je n’ai pas quatre bras

Multitasking 1J’en ai marre du multitasking!

J’ai pris le pli. Je navigue sur une quinzaine de fenêtres à la fois. Et combien de projets sont en cours? Combien de projets suspendus? Combien de journées à productivité douteuse, où le temps s’est écoulé si vite?

À première vue, on se croit très efficace en faisant plusieurs choses à la fois. On dirait qu’il n’y a pas d’autre moyen de tout accomplir de toutes façons! Or, on parle de plus en plus des multiples inconvénients de faire plusieurs choses à la fois.

  • Madame Unetelle fait ses pré-arrangements post-partum tout en planifiant son souper! “Les entrevues sont longues. Vous en profitez pour réfléchir à votre prochain repas. Salade césar avec poitrine de poulet. « Le poste cadre parfaitement avec mes objectifs de carrière», entendez-vous pour la énième fois. Pourquoi pas un Shish Taouk?” …Ça me ressemble!
  • 5 conseils de Gautier Girard: Comment organiser son temps pour conserver une productivité élevée dans un monde du travail multitâche ?
  • Multitasking Is Counterproductive: Shifting Mental Gears Downshifts Productivity: les mythes du multitasking. Comment fonctionne notre cerveau? 5 étapes pour focuser:
    1. Dompter le email
    2. Aider la concentration en se vidant la tête par des listes
    3. Stopper les interruptions
    4. Conserver sa concentration en notant les choses qui nous passent par la tête en travaillant
    5. Utiliser des aides-mémoire
  • How NOT to multitask “6. When you are working on a task in a time block, turn off all other distractions. Shut off email, and the Internet if possible. Shut off your cell phone. Try not to answer your phone if possible. Focus on that one task, and try to get it done without worrying about other stuff.”
  • Slow Down, Brave Multitasker, and Don’t Read This in Traffic “Multitasking is going to slow you down, increasing the chances of mistakes,” said David E. Meyer, a cognitive scientist and director of the Brain, Cognition and Action Laboratory at the University of Michigan. “Disruptions and interruptions are a bad deal from the standpoint of our ability to process information.”

Très bien, très bien, intéressant. Maintenant, comment faire pour finir une phrase sans se faire couper la parole à la maison?

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Photo: Mattymatt

Posted on juillet 17, 2008 - by Nana

Femme au foyer ou femme en feu

Famille en vitesseAvec quoi a-t-on remplacé le modèle de la femme au foyer?

On s’entend: je me réjouis d’avoir une carrière, je me réjouis d’avoir des enfants, et je suis heureuse avec mon amoureux, le père de mes enfants. Je me réjouis de toutes les femmes qui ont une carrière. En dehors de ça, quand je compare mon enfance et l’enfance de mes enfants, quand je compare mon quotidien avec celui qu’avait ma mère au mème âge, je me pose des questions.

Productivité, je t’aime

Des fois, on a un point de vue négatif sur les femmes au foyer: On a l’impression qu’elles se prélassaient toute la journée, ne prenaient pas soin de leur apparence, profitaient de leur mari. Aujourd’hui, on glorifie la suractivité, la productivité, la perfection. Quel lavage de cerveau a pu permettre ça? Qu’est-ce qu’on peut bien en retirer?

Mathématiquement…

On prend un père qui travaille toute la semaine pour faire vivre sa famille. On ajoute une mère qui s’occupe des enfants, de la maison, du bien-être de la famille. Avec ça, des enfants, qui reviennent de l’école tôt et dans une maison où le niveau de stress est relativement normal. Disons qu’on avait là une forme de modèle, qui avait ses défauts évidemment, mais un modèle en ce sens qu’il était partagé par l’ensemble d’une société depuis nombre d’années.

À partir de ce modèle-là, qu’est-ce qu’on fait: on ajoute, on ajoute, on ajoute! On ajoute une carrière, on ajoute qu’on veut que nos enfants prennent des cours de langues dès la gestation, qu’ils deviennent des petits génies, on ajoute de la pression, et encore de la pression.

  • Avons-nous plus d’énergie que dans les années 60-70?
  • Voulons-nous à tout prix prouver que nos talents d’organisation font des miracles?
  • Le partage des tâches n’a-t-il pas le dos large?
  • Est-ce que tout le monde a une femme de ménage, qui vient plusieurs fois par semaine?
  • Mangeons-nous que des surgelés?

Il y a forcément quelqu’un qui paie!

Au choix: parents épuisés, parents endettés, parents divorcés, enfants stressés…

Difficile conciliation travail-famille

  • Parents au travail: attention danger! (”Pourtant, c’est dans la réévaluation complète des contraintes liées au travail que se trouve une piste de solution à cet épineux problème social. «Les entreprises ont tendance à considérer que faire des enfants est une responsabilité individuelle, alors que la problématique des parents-travailleurs a des dimensions sociales, culturelles et économiques très fortes. Il faut donc arriver à transformer les milieux de travail en fonction d’une conscientisation plus collective de cette réalité. Car il s’agit véritablement d’un débat de société», ajoute madame Tremblay.”)
  • 1 woman, 2 roles and stress (de la difficulté à passer de la vitesse pro à la vitesse famille)
  • The elements of stress in parenting 101 (”Attention! Attention! This is your Parent speaking. Get up. Get dressed. Eat breakfast. Put on your coat. Run to the school bus. NOW!“)
  • Le parent et le couple au risque de la parentalité
  • Stress Management For Kindergartners (”Every other generation saw parents going through hardship. But they also saw family meals or playing in the street. Now grown-ups de-stress in the middle of the night, after everyone else goes to sleep.”)
  • Entrevue avec Gisèle Georges, auteure de “Ces enfants malades de stress“

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Photo: fazen

Posted on juillet 4, 2008 - by Nana

L’amour infini

À force de discuter avec des copines mamans, je me rends compte d’une chose: on n’est pas douées pour prendre du temps pour nous-mêmes. Les papas, eux, en auraient beaucoup à nous apprendre… Comment font-ils?

Temps libre typique de maman

  • Préparer le camp de jour du plus vieux
  • Aller magasiner pour les enfants
  • Partir une brassée
  • Aller dîner avec une amie
  • Culpabiliser
  • Aller chercher les enfants plus tôt

Temps libre typique de papa

  • Aller au cinéma
  • Aller s’acheter des livres/films/gadgets
  • Jouer à des jeux sur l’ordinateur
  • Passer la soirée avec les amis, rentrer très tard
  • Aller faire du sport

C’est pas juste!

Et, à bien y penser, j’ai l’impression que la source de notre incapacité à prendre du temps perso est la culpabilité. Parce que être mère, c’est infini. C’est l’amour infini. C’est donner infiniment. C’est des bisous innombrables. C’est ne pas pouvoir respirer trop loin de notre progéniture. C’est se sentir coupable de tous les maux passés et à venir.

Dans ce contexte, comment pourrais-je envisager sérieusement aller chez l’esthéticienne?

Non mais, sans blague. Je pourrais handicaper sérieusement l’avenir de mon enfant en l’abandonnant ainsi. On s’en fout qu’on voit mes points noirs depuis l’autre côté de la rue! On s’en fout que mes cheveux tiennent plus de la moppe que de la soie. On s’en fout que je suis habillée en maman-soccer de 1998. Il y a dans les hautes sphères de la noblesse de l’âme un mandat infini: celui de donner le maximum à ma descendance. Coûte que coûte.

C’est pas que je n’essaie pas

Parfois, j’en ai marre, et je me mets sur mon 36. Talons hauts, ensemble chic, maquillage, etc. Je me dandine, je suis à la mode, j’ai l’air chouette. Et puis je vais chercher les petits. Reality check. Qu’est-ce qui à l’air plus tarte qu’une femme qui va chercher ses enfants tirée à quatre épingles? Qui a peur de salir sa blouse blanche avec du jus de popcycle? Qui ne peut pas serrer son petit dans ses bras parce qu’il vient de manger du gâteau? C’est bibi! Absurde! Me priver du plaisir de recevoir mon fils qui me saute dans les bras en criant: “mamaaaaaan!”, me retenir de faire un câlin à une poupoune pleine de graines de biscuit?  Déjà, je ne peux pas recevoir 40 livres d’enthousiasme en talons hauts sans tomber, et ensuite, je n’ai aucune idée comment faire partir des taches sur le blanc.

Pour rendre les choses plus difficiles…

Les femmes, on essaie même de sauver la face. Avouons! Quand on reçoit des amis, la maison est soudainement nickel! On cuisine des petits plats parfaits! Comment ça va? ça va très bien! Super top! génial! Tes cheveux sont superbes! Mon couple va très bien! ouais! super! génial! Hahaha! J’en ai mal au sourire. Il faut gratter longtemps pour se rendre compte que c’est à peu près pareil chez la voisine!

Mais il y a les autres…

Celles qui te recoivent dans une vraie maison à l’envers. Celles qu’ont voudrait envoyer à What Not To Wear. Celles qui ont de la broue dans le toupet, et que ça se voit littéralement dans leur coupe de cheveux. Celles qui admettent ne pas trop tripper “maternité”. Celles qui font un usage étendu de gardiennes. Celles qui font un usage étendu de films. Vont-elles chez l’esthéticienne?

Il faut faire quelque chose

C’est un cas de testostérone. On en est là. Des suppléments. Beaucoup de suppléments.

Je me demande si c’est bon contre les points noirs?

.

Photo: *L*u*z*a*

Posted on juin 15, 2008 - by Nana

Gâteau trop cher

C’est la fête des pères.

-Ça te ferait plaisir, ce gadget super cool pour la fête des pères?

-Moi tout ce que je veux, c’est passer une belle journée en famille.

Pourquoi?

Pourquoi se casser la tête pendant des heures, parcourir d’innombrables kilomètres dans des magasins, dépenser inutilement de l’argent durement gagné, et contribuer à l’amoncellement de gugusses sur la planète?

Les papas veulent passer du temps en famille, relax, manger un dîner spécial en autant que ce n’est pas long à cuisiner, et contempler les mignons bricolages des enfants. Avoir plusieurs câlins. Faire une sieste.
Opération gâteau avec les enfants

Ça fait de la farine partout, on salit tous les bols, les oeufs sont mal battus, il y a peut-être un cheveu dans la pâte! Ce n’est pas grave! On fait un gâteau pour papa, et il sera délicieux!

“j’ai mal au ventre, j’ai mangé du gâteau trop cher” déclare poupoune de 4 ans. C’est vrai qu’il était “cher”. Il y avait dedans: des guimauves, du beurre d’arachides, des pépites de chocolat, beaucoup de beurre et de la crème fouettée…

Et pour mon propre papa?

J’en suis venue à la conclusion qu’on fait un peu, beaucoup, passionnément (…) des cadeaux aux autres pour témoigner de sa propre richesse, son propre pouvoir, sa propre créativité (”quelle bonne idée!”), parce qu’on se sent obligé, pour tenter de noyer une culpabilité, et qu’en plus, on créé une chaîne de redevance.

À chaque année et à chaque fête, mammie me dit “fais-nous pas de cadeau”, elle me le répète sans cesse. “Ce qui nous fait plaisir, c’est d’avoir votre visite”. Comprendre: voir les petits. Et ça, c’est un cadeau en soi.

À la recherche des cadeaux parfaits

Quand même, le “bon” cadeau existe. Il y a les cadeaux symboliques. Il y a les cadeaux vraiment pratiques. Il y a les cadeaux pour l’amie qui va accoucher. Les cadeaux en plein dans le mille. Les cadeaux pour les enfants, qui font découvrir quelque chose. Le cadeau désiré depuis longtemps. Le cadeau sur mesure. J’y reviendrai après une bonne sieste en famille…

.

Photo: alisdair

Posted on juin 11, 2008 - by Nana

Compostage en ville avec les enfants

Je n’aurais jamais pensé m’intéresser autant à un tas de restant de table en décomposition. Je classe mes déchets de table, et je me fais penser à  Ti-Mé de la p’tite vie.

J’ai fabriqué mon composteur en quelques minutes avec une poubelle (exemple ici). En ville, le simple tas de compost à même le sol n’est pas pratique. Je n’ai juste pas envie de voir passer les écureuils avec mes restes de tables. D’ici cet hiver, je me procurerai un vermi-composteur. Je crois que les enfants embarqueront volontiers.

Pourquoi composter ?

En plus d’être une bonne façon de nourrir ses plantes et son terrain, composter réduit considérablement la quantité de déchets dans les dépotoirs.

Liens utiles

  • Ce guide à l’intention des enseignants est une bonne inspiration pour impliquer les enfants. Et si débarrasser la table devenait un petit jeu? je suis optimiste.
  • Le guide de L’ADEME (joli pdf bien résumé)
  • Les règles d’or du compostage (autre pdf)
  • Composteurs traditionnels en vente dans les Éco-Quartiers
  • Guide du vermi-compostage
  • Projet scolaire sur le vermicompost
  • Vermi-composteurs dans la région de Montréal:
  • la ferme pousse-menu
  • Worm Girl Montreal
  • Wood Worm Farms
  • tour d’horizon du lombricopostage
  • Composteurs chics, très chics
  • Pour commander un can-o-worms
  • et toute une communauté de passionnés

Bref

  • Temps de réalisation: 30 minutes
  • Budget: 25$

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Crédit photo: shygantic

Posted on juin 1, 2008 - by Nana

Roche papier ciseaux

entréeDans la vraie vie, j’aime m’enraciner dans mon lieu de vie. Faire mon nid, prendre le temps de peinturer les murs avec soin, faire mon territoire. J’ai absolument horreur de déménager.

Déménager? C’est pareil comme mettre toutes ses choses dans un grand sac, et bien brasser. On en a pour des mois après pour se retrouver. Bon, je sais, il y a sûrement des techniques, des stratégies.

COMME: déménager dans une immense maison, où chaque chose a sa place. Une immense cuisine où, comme dans les revues, chaque casserole est alignée (avec rien de caché derrière), les armoires sont en vitre frostée et toutes les assiettes sont assorties. Un palace, où il y a une entrée digne de ce nom. En anglais on appelle ça un “mudroom“, et je ne vois pas ce que ça peut avoir d’attirant comme terme? La boue, est-ce qu’on pourrait juste la laisser dehors, svp? Une grande entrée, je bave juste à y penser. Une entrée avec des crochets pour acrocher son beau petit manteau qui est beau même accroché, avec des cubes de rangements pour les tonnes de souliers, foulards, chapeaux, mitaines dont on a ABSOLUMENT besoin pour vivre, qui sont toujours propres et ne déversent pas de saletés par terre, une belle tablette pour déposer sa clé et la lettre qui vient d’arriver (tous le monde sait que quand le facteur passe, on ne reçoit qu’une lettre à la fois, et ce n’est pas un compte ni une circulaire)…

STOP! quelqu’un va devoir m’expliquer pourquoi je regarde des revues de décoration. J’achète des numéros spéciaux “rangement” avec des belles photos avant-après. Quand je regarde ces revues, je ne peux qu’avoir l’impression de vivre dans une “maison de crotte”, comme dit mon beau-frère (même si sa maison est dotée d’une grande entrée. Allez comprendre quelque chose). Non, en fait, ce n’est pas du masochisme, même si je suis capable d’accéder à des niveaux impressionants d’aberration à ce niveau-là, c’est tout simplement mûe d’un espoir naïf.

Mon fantasme, ça serait de déménager… non non non, fantasmons réellement! je recommence: mon fantasme, ça serait de me (nous) téléporter dans une maison parfaitement vide et parfaitement blanche, et parfaitement sortie d’un logiciel 3D. Vide, vide, vide, comme jamais rien n’a été vide. Vide comme un verre qui a été lasvé au cycle extra long “pots and pans” quand il ne reste plus de rince et que ça fait scroutch-scroutch (désolée pour cette référence pénible).

Non, non mais ma maison 3D de fantasme, elle ne fait pas scroutch-scroutch. Les murs sont blancs, et elle a été peinte avec la peinture “veloutée” (pas par moi), et les murs sont donc doux comme de la peau de nouveau-né (c’est une imposture aussi grosse que le café velouté. velouté? velours? café? velours? café?). Les murs sont blancs, mais c’est un blanc merveilleux et magique, un blanc riche.

Alors voilà, dans cette maison blanche et vide, très vide, il y a 4 joyeux lurons. Une maman, un papa, un bout-en-train de 6 ans, et une poupoune de 4 ans. On s’ennuie un peu, tout-à-coup. On va jouer à Roche-papier-ciseaux. Ou plutôt à Roche-papier-ciseaux-allumette-fusil-baton-laser-joker de laser, parce c’est notre version dans la vraie vie.

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Crédit photo: decor8



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